Congés familiaux

Congé paternité : durée, démarches et traitement en paie

Le congé de paternité et d’accueil de l’enfant est ouvert au père et, le cas échéant, au conjoint ou concubin de la mère, sans condition d’ancienneté. Il s’ajoute aux trois jours de congé de naissance à la charge de l’employeur, et l’employeur ne peut pas le refuser.

Sa gestion combine trois obligations distinctes : respecter le délai de prévenance, suspendre le contrat aux bonnes dates, et articuler correctement les indemnités journalières avec un éventuel maintien de salaire conventionnel.

Mis à jour en 2026

Durée totale

25 jours calendaires

32 en cas de naissances multiples, hors congé de naissance

Période obligatoire

4 jours

Immédiatement après les 3 jours de congé de naissance

Délai de prévenance

1 mois

Avant la date de début souhaitée

Durée et articulation avec le congé de naissance

À la naissance, le salarié bénéficie d’abord de trois jours de congé de naissance, rémunérés par l’employeur comme du temps de travail. Vient ensuite le congé de paternité et d’accueil de l’enfant, indemnisé par l’assurance maladie, d’une durée de 25 jours calendaires pour une naissance simple et de 32 jours en cas de naissances multiples.

PériodeDuréeQui paieCaractère
Congé de naissance3 joursEmployeurObligatoire
Première période de paternité4 jours consécutifsAssurance maladieObligatoire, accolée au congé de naissance
Solde du congé21 jours, ou 28 en cas de multiplesAssurance maladieFacultatif, fractionnable

Le solde peut être pris en plusieurs fois, dans la limite du nombre de fractions et du délai prévus par la réglementation.

Délais à respecter

  • Le salarié informe l’employeur au moins un mois avant la date de début envisagée.
  • La période obligatoire suit immédiatement le congé de naissance : l’employeur doit organiser l’absence, il ne peut pas la reporter.
  • Le solde doit être pris dans un délai de six mois suivant la naissance, sauf cas particuliers d’hospitalisation de l’enfant ou de décès de la mère.
  • Chaque fraction doit respecter une durée minimale, ce qui interdit un fractionnement à la journée.
  • L’employeur ne peut pas refuser le congé, ni le reporter, ni le subordonner aux nécessités de service.

Indemnisation et maintien de salaire

Pendant le congé de paternité, le contrat est suspendu et le salaire n’est pas dû par l’employeur. L’assurance maladie verse des indemnités journalières calculées sur les salaires bruts des mois précédents, dans la limite du plafond de la sécurité sociale, sous réserve des conditions d’affiliation.

De nombreuses conventions collectives prévoient un maintien de salaire total ou partiel. Dans ce cas, l’entreprise peut pratiquer la subrogation et percevoir les indemnités à la place du salarié, qui conserve son net habituel. C’est le paramétrage à vérifier en premier, car il change entièrement l’allure du bulletin.

Le circuit de paie :

  1. 1enregistrer les dates exactes du congé, période obligatoire et fractions ;
  2. 2établir l’attestation de salaire pour l’assurance maladie ;
  3. 3décider et déclarer la subrogation le cas échéant ;
  4. 4saisir l’absence au motif congé de paternité, distincte de la maladie ;
  5. 5appliquer le maintien conventionnel s’il existe ;
  6. 6vérifier que les compteurs de congés payés continuent d’être alimentés, le congé de paternité étant assimilé à du temps de travail effectif.

Protection du salarié et retour au poste

Le salarié bénéficie d’une protection contre le licenciement pendant les semaines qui suivent la naissance, sauf faute grave ou impossibilité de maintenir le contrat pour un motif étranger à l’arrivée de l’enfant. À son retour, il retrouve son poste ou un emploi similaire, avec une rémunération au moins équivalente.

Le congé est assimilé à du temps de travail effectif pour l’ancienneté et les congés payés. Il ne doit avoir aucune conséquence sur l’évaluation professionnelle, l’accès à la formation ou l’attribution des primes liées à la présence.

Ce que l’employeur doit préparer

  • un circuit de demande écrit et daté, pour prouver le respect du délai de prévenance ;
  • l’anticipation de l’absence dans le planning, la période obligatoire n’étant pas négociable ;
  • l’information du salarié sur le maintien de salaire prévu par la convention, avant son départ ;
  • l’attestation de salaire transmise sans retard, faute de quoi l’indemnisation du salarié est décalée ;
  • la mise à jour du dossier du salarié : acte de naissance ou justificatif de filiation.

Les autres congés familiaux à connaître

CongéBénéficiairePrise en charge
Congé maternitéSalariée enceinteIndemnités journalières, maintien conventionnel fréquent
Congé d’adoptionSalarié adoptantIndemnités journalières
Congé parental d’éducationPère ou mère après la naissanceNon rémunéré par l’employeur, prestation possible
Congé pour enfant maladeParent d’un enfant de moins de 16 ansNon rémunéré, sauf convention plus favorable
Congé de présence parentaleParent d’un enfant gravement maladeAllocation journalière spécifique

Comment Alvaa traite ce sujet pour vous

  • Les demandes de congé sont déposées par le salarié dans son espace, validées par l’entreprise, puis reprises automatiquement dans la paie du mois concerné.
  • Votre gestionnaire vérifie le maintien de salaire prévu par votre convention collective et gère la subrogation.
  • Les compteurs de congés payés et d’ancienneté continuent d’être alimentés, sans intervention de votre part.
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Sources officielles

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